Schizophrénie et personnal branding

Ça fait longtemps que je veux faire ce billet, et le besoin se fait de plus en plus pressant au fur et à mesure que le temps passe, que ma situation évolue, que je fais le mariole sur les réseaux sociaux (et surtout À CAUSE des marioles sur les réseaux sociaux) et que les confusions se multiplient.

Qui-suis-je vraiment, et qu’est-ce que je fais dans la vie ? Quel homme se cache derrière ce vernis jaune fluo, ce ton acerbe et ce pelage duveteux ? :COEUR:

Il s’appelle Juste Leblanc

C’est là la première confusion. Je m’appelle Julien Dubedout (si tu écris Dudebout, sois maudit jusqu’à la 10eme génération, car le jour où tu sauras lire 3 syllabes d’affilé, je ne serai peut être pas obligé de passer ma vie à écrire aux administrations, banques et autres pour faire des rectifications patronymiques :BATTE: ) , PAS Julien Marie, et encore moins Marie Julien. Je suis un (bel) homme de 26 ans dans la force de l’age.

Te voilà déçu, toi follower libidineux qui ne me suivait que dans l’espoir de voir peut être un jour un avatar de moi dénudé. Je t’arrête tout de suite, ne gâchons pas ce moment, tu serais déçu, tu ne veux pas me voir dénudé, autant mettre les choses au clair dès maintenant, je préfère qu’on reste amis.

Je ne suis pas non plus cette femme idéale qui jure à longueur de temps, fais du webdesign et balance des promos steam sur twitter, désolé de te décevoir (hop, -462 followers, ça, c’est fait).

Marie, quelques grammes de finesse dans un blog de brute

Ceci dit, cette femme existe, et il s’agit précisément de Marie-Anaïs, qui partage ma vie mais PAS la rédaction de ce blog, bien que c’est ce que nous avions convenus ensemble au début. Mais ne soyons pas mauvaise langue, si tu cherches bien, tu trouveras un de ses billets (le seul ?) sur ce blog. Il n’en reste pas moins que si au final c’est moi qui rédige tout, nous partageons la ligne éditoriale, je lui lis les billets à l’avance et elle (essaye) d’éviter que j’ai trop de contrats sur ma tête en réfrénant les accès de violences et les blagues douteuses qui pointent parfois à la première lecture.

Oui, ce que vous lisez là est bien une version du blog adoucie par une tempérament féminin et diplomate. Vous voyez, on vous ménage.

Ça fait beaucoup de julien non ?

Pour bien appréhender ce billet, il vous faut déjà intégrer que Julien est un prénom utilisé par environ 50% des personnes de ma génération, l’autre moitié se prénommant Nicolas. Il n’est donc pas étonnant que vous croisiez sur internet d’autres personnes dont les parents ont eu le trait de génie et l’originalité nécessaire qui font qu’ils se prénomment de la même manière que moi. Le web étant un média jeune, il est donc normal que la majorité (c’est prouvé statistiquement, rien qu’au boulot tu te mets au milieu et tu dis “julien” t’as 10 têtes qui se lèvent) des gens qui y évoluent s’appellent Julien.

Il est également prouvé statistiquement que c’est eux qui écrivent les choses les plus intéressantes, les Nicolas racontant souvent des conneries énormes (et ça se vérifie jusqu’au plus hautes sphères de l’État)

Mais ne vous méprenez pas, j’aime mon prénom, après tout c’est un prénom d’empereur, et on a même un calendrier rien qu’à nous. Hélas cette baltringue de grégoire a imposé le sien au chrétiens, ce qui nous empêche de toucher des royalties sur les calendriers aubade. Notez également que la bible parle de Saint Julien l’Hospitalier, et que c’est pour cela que vous serez toujours les bienvenue sur ce blog. :VIEUX:

Mais Yamo c’est qui ?

Il y a dans mon entourage bien des Julien, par exemple Julien Clément, le fondateur de kob-one, ou encore Julien Moya alias Yamo. Ne vous méprenez pas, ces gens-là ne sont que de vils usurpateurs.

Étendons nous un peu sur le cas de Julien Moya, alias Yamo (comme c’est original). Non content de faire des sites en flash alors que le HTML5 va bientôt le mettre au chômage et de partager mon prénom, vla-ti-pas que c’est lui qui m’a expliqué à peu près toutes les ficelles du métier de freelance, les rudiments de compta et les techniques de positionnement et de démarchage après un clash mémorable sur les forums de flashxpress (mais qui ne s’est pas clashé avec lui sur flashxpress, je vous le demande ?). Le vocabulaire, le ton et le fait d’agresser les gens par contre je le tenais d’avant, mais ça ne fait qu’ajouter à la confusion.

Bref quand j’ai commencé à vendre ma soupe, le vieux crouton était déjà sur le marché, s’agrippant à son dentier comme si sa pension retraite en dépendait, et donc nous nous sommes retrouvés à dire à peu près la même chose sur les mêmes forums. Pour couronner le tout, il a sorti lui aussi un site qui pique bien les yeux avec des conseils pour les freelances, et n’a rien trouvé de plus intelligent à faire que de choisir la couleur rose de ce blog pour la couverture de son bouquin (dont je ne suis pas l’auteur donc, même si je suis crédité dedans et qu’il y a un schéma de ce billet à l’intérieur) et qu’il contribue activement sur le blog.

Pour foutre un peu plus le bordel, j’ai intégré le wordpress du site de lillycat quand lui à fait la DA. Quand je quittais Toulouse pour Paris, lui faisait l’inverse au même moment, et nous sommes tous les deux (entre autres) fondateurs de l’association métiers graphiques, ce qui a aussi contribué à l’inversion de personnalités.

Le seul truc que vous avez à retenir, c’est que lui il est très très méchant (surtout quand il a bu du whisky), qu’il n’a ni blog ni twitter, et qu’il vaut mieux vous fier à moi. Mais achetez son livre par contre.

Pseudos Julien

La multiplication des Julien a été elle-même multipliée par le fait que j’utilise plusieurs pseudos, au gré de leur disponibilité sur les sites sur lesquels je m’inscris et du nombre de caractères autorisés. J’alterne donc entre Yosh, hérité d’une soirée arrosée de mario party, Inkboy, mon ancienne marque et nom de boite, marie_julien sur twitter et Maurice Julien, mon prénom donc. (Si à ce stade t’as pas compris, je ne peux rien pour toi).

Rebranding et repositionnement professionnel

Les années passant et ne jouant plus trop à Mario Party avec mes camarades de 5eme B, je me suis rendu compte que mon positionnement n’était plus le bon, car de freelance pour les PME à Toulouse, je suis passé à salarié dans une grosse boite de pub à Paris. J’ai donc abandonné le positionnement “inkboy” (qui est par ailleurs une marque déposée) qui était trop connoté studio créa / agence de com’, pour capitaliser sur mon nom propre et me présenter sur internet par ce biais, car il me suivra plus facilement dans ma vie professionnelle que ce soit en tant que salarié ou en freelance.

Je crois que c’est un constat que partagent beaucoup de freelances à un certain moment de leur carrière. Ça facilite les recherches et évite les confusions.

J’ai donc également refait mon logo et mon book avec ce nouveau positionnement qui colle plus à ma situation actuelle. Il y a même un compte twitter “propre”. Si vous êtes fatigués d’être spammé par celui de marie_julien, celui là sera parfait pour vous, c’est le compte “spécial consensuel gendre idéal bon père de famille bien dégagé derrière les oreilles avec un berger allemand”. D’ailleurs pour l’instant, il est vide, c’est dire :) .

Cool URLs don’t change ?

Reste un écueil, mon nom de famille écorché par 80% des gens (et je suis gentil). J’ai donc opté pour une url raccourcie qui en reprend les lettres, judbd.com en plus de l’url complète juliendubedout.com (je sais que certains que je ne nommerai pas, comme STPo trouvent que c’est pas une bonne idée mais bon…) .

Quant à Inkboy.fr, elle ne sera plus utilisée pour me présenter personnellement (sauf dans une période de transition avec une redirection 301). la marque inkboy reste déposée quelques années encore, et je pense l’utiliser pour lancer une marque annexe d’accessoires, ce que j’avais prévu de faire depuis le début et qui finalement ne s’est pas fait.

Conclusion

moi c’est Julien Dubedout, PAS Julien Marie, PAS Marie Julien, PAS Julien Moya.

Le VRAI Julien d’internet, le seul digne de confiance, c’est moi, méfiez-vous des contrefaçons.

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