MARIE & JULIEN

Avec des vrais morceaux de graphistes dedans !!

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Contre le travail gratuit, rencontre avec Axelle Lemaire, Secrétaire d'État chargée du numérique.

Certains graphistes défendent l’idée saugrenue que leur travail doit être rémunéré, comme n’importe quel autre métier où le principe de cette rémunération n’est pas remis en question.

C’est pour défendre cette idée que lundi 21 juillet 2014 nous rencontrons Axelle Lemaire, la Secrétaire d’État chargée du numérique, pour lui expliquer notre vision des choses.

Si certains d’entre-vous ont pu suivre les rebondissement de cette histoire sur Twitter, je me suis dit qu’un petit récapitulatif et une contextualisation de cette action ne nuirait pas pour ceux qui auraient loupé des épisodes.

Je récapitule également les mesures que nous avons pris pour cette rencontre, et liste les gens présents.

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L’évolution du travail gratuit

Le « travail pour la passion » est une vielle histoire pour les professions intellectuelles, mais ce phénomène s’est accéléré, d’abord avec les concours graphiques bidons, puis avec les plateformes qui industrialisent ce travail gratuit pour le revendre avec de confortables marges (nos sources parlent d’un taux de 50%), et enfin, ce qui nous amène au sujet, avec des politiques qui font carrément l’apologie de ces boîtes qui exploitent purement et simplement de la main d’œuvre gratuite dans ce qui s’apparente à du travail dissimulé. Ce serait le nouveau modèle de « la France qui gagne » comme l’a dit le 26 mai Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique.

La lutte des graphistes contre le travail gratuit

Tout ce qui entoure le design possède une aura « fun et ludique », et avec l’accessibilité des outils de design numérique, tout un chacun peut s’improviser créateur. C’est dans ce contexte que les « concours » de graphisme ont fleuri, sous l’œil bienveillant des graphistes qui trouvaient ces initiatives sympas.

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Cependant, quelques personnes ont depuis le début senti les dérives que préfiguraient ces concours, et s’en sont émus sur les forums spécialisés comme 1dcafé ou kob-one. Nous étions peu nombreux au départ, et nous passions, même auprès de nos confrères, pour des râleurs et des pisse-froid venant gâcher des « initiatives bon enfant qui permettent à tout le monde d’avoir sa chance ».

Quand ces concours se sont généralisés et que les premières plateformes de crowdsourcing sont apparues, nous sommes sorti de nos forums pour toucher le plus grand nombre et faire de la pédagogie auprès de nos confrères, par des initiatives telles que le kit de survie du créatif, ce blog (qui dénonce les faux concours depuis 2007), l’association métiers graphiques (hélas inactive), et même un livre édité par Eyrolles.

Industrialisation de l’exploitation.

Pleins de bonne volonté et partant du principe que les plateformes qui exploitent les graphistes le faisaient par méconnaissance de la profession, nous avons lié le dialogue avec quelques-unes d’entre elles pour que leurs utilisateurs ne soient pas lésés par des conditions abusives et ne travaillent pas au black par exemple. (c’était bien avant le statut d’Auto Entrepreneur, quand le mythe de l’artiste libre battait son plein, et que Wilogo et consorts ne demandaient même pas de factures à leurs membres.) Nous avons également participé à des tables rondes pour faire comprendre notre point de vue (Creads se lançait à peine à l’époque, et déjà nous critiquions leur business plan).

Nous nous sommes vite rendu compte (naïfs que nous étions) qu’en fait d’améliorer les conditions de travail pour leurs membres, ces plateformes ont profité de nos discussions pour durcir le ton puis menacer d’attaquer en diffamation tous ceux qui osaient les critiquer, pour avoir la place nette pour lever des fonds et s’industrialiser. Leur (fausse) candeur de départ et leur postulat « d’aider les graphistes qui ne trouvent pas de clients » ont vite cédé la place à la vraie nature de leur business : L’exploitation et la revente pure et simple de prestations obtenues gratuitement, pour faire une grosse marge et lever des fonds.

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Plans média et rachats, le temps des désillusions.

Cette mutation des usages s’est accompagnée de vastes plans coms, avec tous les blogs, journaux et TV reprenant en boucle le fait que ces entreprises apportaient des solutions innovantes (car sur internet) pour permettre aux gens qui n’avaient pas de budget d’acheter quand même de la création. Merveilleux tour de passe-passe dans lequel était systématiquement passé sous silence le fait que ne payer personne devait pas mal aider à atteindre cet objectif.

Les investisseurs ne s’y trompant pas ont commencé à racheter ces boîtes, car ne pas payer les gens reste quand même un des business plan les plus rentables de ce siècle. Certaines boîtes ont été rachetées plusieurs millions d’euros, les gentils fondateurs abandonnant le navire les poches pleines dans le plus bel esprit collaboratif en laissant sur le carreau une communauté servile qui avaient toujours cru à leurs promesses d’entraides graphiques pour le bien commun (en verrouillant leurs forums au passage pour que personne ne s’exprime, puis en les supprimant, parce qu’on est là pour bosser maintenant).

Si t’aimes pas tu participes pas.

Devant une telle menace et les moyens déployés par ces entreprises (trésorerie bien supérieure à la nôtre + intimidations juridiques) nous nous sommes concertés et avons décidé de mener la bataille sur le front des graphistes « prestataires », en les convaincant d’éviter ces plateformes pour la sauvegarde de leur profession, voire même, pour ceux ayant déjà largement participé, de demander aux Prud’hommes de requalifier ces salariats déguisés en CDI comme la loi le leur permettait.

Las, nous avions en face de nous des profils de graphistes souvent amateurs, souvent salariés dans un domaine différent, souvent non déclarés, et souhaitant avant tout « s’amuser » et toucher à des projets qu’ils n’auraient pas eu l’occasion de toucher autrement, quitte à le faire gratuitement. Nos interventions ont été perçues comme une tentative de « rester entre nous » et de défendre nos tarifs « prohibitifs ».

L’attitude que nous avons adoptée était alors plus ou moins « tant pis pour les amateurs qui se complaisent à engraisser des plateformes qui ne nous font pas concurrence, qu’ils se débrouillent » (oui car le principal reproche qu’on nous fait est d’avoir peur de la concurrence, alors que nous sommes en concurrence au quotidien avec nos confrères).

Évolution des mentalités

Le tableau semble sombre, mais depuis que nous nous sommes mis à faire de la pédagogie sur le sujet, nous avons constaté que les mentalités ont quand même évolué, et que lorsqu’un faux concours graphique était jadis unanimement salué, on retrouve aujourd’hui de nombreux graphistes qui s’en plaignent et dénoncent ces appels d’offres déguisés. L’idée que le graphisme, même via le média internet, doit être rémunéré comme n’importe quelle prestation a fait son chemin, et la communauté est bien mieux armée maintenant qu’elle ne l’était il y a environ 10 ans. C’est une très bonne chose.

Comment la visite d’Axelle Lemaire chez Creads a mis le feu aux poudres

Nous étions donc dans un relatif statu quo, avec d’un coté ces plateformes employant des  « graphistes » pouvant se permettre de travailler gratuitement, souvent même pas déclarés, et de l’autre coté nous, faisant notre boulot rémunéré normalement. Jusqu’au moment où Hart Workshop a porté à mon attention qu’Axelle Lemaire avait rendu visite à plusieurs startups, dont Creads dont visiblement elle ne connaissait pas le business model, et qu’elle a fait l’apologie de leur système en ces termes :

Les politiques ont besoin d’être davantage à l’écoute des startups. Il est plus que nécessaire de lutter contre la morosité ambiante. Creads a un rôle d’exemplarité à jouer. Vous êtes la France qui gagne. Il faut le faire savoir !

Je suis très sensible à l’univers de Creads. Il y a une excellente énergie positive ici. Je comprends que 50 000 créatifs vous aient rejoint !

Donc une entreprise qui se sert du travail de milliers de gens pour le revendre gratuitement à son profit (et sans payer de cotisations sociales sur ces prestations) lutte contre la morosité ambiante et à un rôle d’exemplarité à jouer. Bien. Bien bien bien.

Le statu quo était donc brisé, et si après des années de lutte et de pédagogie on avait pu s’accommoder d’une situation où chacun restait dans son coin et où l’essentiel était pour nous d’éduquer les nouveaux arrivants de la profession pour ne pas qu’il tombent dans le piège du travail gratuit, il était hors de question que les plus hautes instances du gouvernement (de gauche de surcroît) applaudissent ce système et conseillent de le prendre en exemple.

Emballés par la mode de l’innovation numérique, du crowdsourcing et de tous les buzzwords qui gravitent autour, les pouvoirs publics sont-ils à ce point aveuglés par tout ce qui sonne un peu  « nouvelles technos » pour ne pas voir qu’il y a un problème quand une entreprise revendique utiliser le travail de 50 000 personnes et ne rémunère qu’une trentaine de salariés ?

Creads de son côté en a profité pour pavaner et communiquer sur cette visite qui tombait en plein dans sa levée de fond de 3 millions d’euros, un timing parfait pour légitimer leur business et gagner encore de la couverture média grâce à cet événement.

Par exemple :

Cette rencontre renforce la position de Creads en tant qu’acteur majeur du paysage numérique français.

(…)

Les fondateurs de Creads ont pu sensibiliser Axelle Lemaire sur l’importance de soutenir les entreprises du numérique en France dont les business modèles innovants, notamment au sein de l’économie collaborative, favorisent la création de valeurs sur le territoire français. Axelle Lemaire est notamment convaincue qu’il faut retenir les meilleurs créatifs dans notre pays et soutenir la créativité française.

Retenir les meilleurs créatifs, mais sans les payer donc. Un business model innovant s’il en est. C’est exactement comme ça que la création française doit être soutenue. Des propos intolérables pour les créatifs qui jouent le jeu et payent leurs cotisation sur un marché toujours plus concurrentiel.

Action sur les réseaux sociaux.

Pour beaucoup, les bornes avaient été dépassées, et de nombreux graphistes ont interpellé la Secrétaire d’État chargée du numérique et les membres de son cabinet sur Twitter. La mobilisation a été très importante, à tel point que Axelle Lemaire nous a promis qu’elle rencontrerait des graphistes pour parler des problèmes soulevés par le modèle du perverted-crowdsourcing.

La pétition : Non à l’exploitation du travail gratuit comme modèle de réussite en France.

Dans l’intervalle, nous avons décidé de focaliser notre combat sur des sujets simples et prioritaires, et de les exposer dans une pétition qui permettrait de ré-affirmer que nous sommes contre l’exploitation du travail gratuit, et contre le fait que ce modèle soit érigé en exemple, comme si c’était une innovation révolutionnaire dans nos métiers alors qu’il s’agit purement et simplement d’un ancien modèle qui consiste à faire travailler des gens sans les payer, puis à se faire de l’argent sur ces prestation obtenues gratuitement.

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L’objet de la pétition était aussi de faire la distinction avec les appels d’offres et le reste de l’économie collaborative, car il nous était souvent opposé que les compétitions sont choses courantes dans la publicité, or le modèle que nous dénonçons n’a strictement rien à voir avec les appels d’offres standards (qui sont par ailleurs condamnables également).

Nous ne savions pas quel accueil allait recevoir cette pétition, mais en quelques heures elle rassemblait déjà 1000 signatures, pour atteindre les 7000 à l’heure où j’écris ce billet. Il était désormais clair que nous n’étions plus un petit bataillon isolé, mais qu’une grande partie de la profession était en accord avec notre vision des choses, et ne souhaitait pas voir citées en exemple des boîtes méprisant leur métier.

Parallèlement (ou suite à la pétition), Axelle Lemaire nous a fixé une date ferme pour l’entretien. C’est une occasion inestimable, car c’est la première fois depuis que nous combattons ces systèmes que nous avons l’occasion de parler à un interlocuteur politique.

Qui sera présent à Bercy le 21 juillet ?

Plusieurs graphistes seront présent à la réunion avec Axelle Lemaire, pour défendre les intérêts de la profession, mais surtout plus généralement pour cesser l’exploitation du travail gratuit sous couvert d’innovation et de crowdsourcing. De nombreuses professions sont touchées, et la réunion concernera le vaste périmètre du travail gratuit dans l’économie numérique.

Ont été invités :

Ont participé à la création du dossier :

Seront présents :

Les fondateurs de Creads ont tenté de se greffer à l’événement dans une manœuvre de communication pour faire croire qu’ils étaient partie prenante dans la défense des graphistes, alors même qu’ils sont au cœur du problème, mais fort heureusement ils n’ont pas été conviés.

Qu’est-ce que nous allons présenter ?

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En plus de la lettre qui expose les grandes lignes de la problématique, un dossier complet sur le sujet du travail gratuit a été réalisé et envoyé au cabinet d’Axelle Lemaire pour servir de document de travail et de base de discussion. Ce dossier très complet (auquel je n’ai pris personnellement aucune part, bravo à ceux qui s’en sont occupés) rassemble des chiffres clés sur le travail gratuit sous forme d’infographies, de rappels des textes de loi qui régissent le monde du travail et de pistes de réflexions pour permettre l’innovation sans pour autant que certains acteurs s’affranchissent de toutes obligations légales auxquelles leurs concurrents sont soumis.

Ce dossier ainsi que la lettre avec toutes les signatures (plus d’une centaine de pages !) ont été imprimés et seront remis lundi en version papier à Mme Lemaire.

Lundi.

En plus de la longue préparation par mail avec toutes les personnes invitées, nous avons décidé de nous réunir lundi après-midi juste avant la réunion pour régler les derniers détails. Nous nous rendrons ensuite à la réunion pour une discussion qui, nous l’espérons tous, sera constructive et débouchera sur une prise de conscience qu’encourager ce genre de business model pervers est la pire chose à faire.

On vous tiendra bien sûr au courant !

La photo de Coluche pour les restos du cœur, ou l'ignorance de circonstance de Numerama

Avant hier, un scandale se propage sur twitter : Gaston Bergeret, l'auteur de la célèbre photo de Coluche utilisée par les restos du cœur, réclamerait 30 ans d'arriérés de droits d'auteur pour l'exploitation de l'image pour toute cette période. C'est Numerama qui a diffusé l'info en premier (me semble-t-il). Les réactions outrées vilipendant le photographe vont bon train, et Numerama s'empresse de le condamner, ainsi que le droit d'auteur quasi dans son entier, pour faire bonne mesure.

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Apprenez que tout Flattr vit aux dépens de celui qui l'écoute.

La monétisation via les micro-dons est-elle intéressante ?

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Nouveaux thesaurus lightroom en français : Standard IPTC, pays du Monde, photo culinaire et autres mots clés utiles

Un thesaurus est une liste de mots hiérarchisés. Dans notre cas, cette liste de mots va nous servir de mots clés pour Lightroom (ou Bridge, ou d'autres logiciels qui le supportent) afin de taguer rapidement nos photos. Ces listes embarquent donc des mots-clés, leurs parents, ainsi que parfois de synonymes.

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Dishonest Webdesign

Last week on A List Apart I read the article “Material Honesty on the Web” originally relayed by Hteumeuleu. It’s really been a while since I read such a load of bullshit about my occupation, especially on a quality website such as ALA. The author talks about material honesty on the web, but really lacks some intellectual one.

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Webdesign Malhonnête

La semaine dernière j'ai lu l'article "Material Honesty on the Web" sur A List Apart relayé par Hteumeuleu. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un tel monceau de conneries sur mon métier, surtout sur un site de qualité comme ALA. Quand l'auteur nous parle "d'honnêteté du matériel sur le web", il manque singulièrement d'honnêteté intellectuelle.

Dishonest webdesign

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Chacun sa backup, et les fichiers seront bien sauvegardés (2e partie, ma stratégie perso)

Dans la 1ère partie de ce dossier backup, nous avons fait un tour d’horizon de quelques solutions de sauvegardes existante. Ici, nous allons voir laquelle nous avons mis en place, et pour quel type de données.

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Chacun sa backup, et les fichiers seront bien sauvegardés (1ere partie)

Si je vous parle de backup, vous allez me dire que oui, vous en avez une, mais que vous l’avez rencontrée pendant les vacances, qu’elle est dans un autre collège dans une autre ville, que de toutes façons je ne la connais pas, mais vous jurerez sur la tête de vos mère que vous l’avez faite récemment. Dans ce billet, je vais faire un tour d’horizon des solutions de sauvegarde existante, puis dans la 2e partie, vous parler de ce que j’ai mis en place pour mon usage personnel.

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Repères/Markers grisés dans Adobe Prelude (avec des rushes de GoPro)

Bon voilà, un peu HS mais j’en ai marre de garder les onglets ouvert avec ce tip qui m’a bien sauvé la vie quand j’ai voulu dérusher mes films de vacances pris à la GoPro avec Prelude, un soft qui avait l’air justement bien pratique pour le dérush.

le problème était qu’aucune action n’était possible sur les rushes, tous les labels, markers, étiquettes, annotations étant grisés.

Au lieu de repasser par le ré-encodage de plusieurs gigas de vidéo, j’ai trouvé cette astuce qui consiste à mettre la vidéo dans un conteneur (re-wrap en MP4) compréhensible par prelude, le tout avec un script windows automatique, ce qui ne prend que quelques minutes au lieux de plusieurs heures pour un réencodage.

Marche à suivre :

  • Téléchargez et installez la dernière version de ffmbc
  • Copiez/collez le script ci-dessous dans un fichier texte sans oublier de modifier le chemin vers votre ffmbc et sauvez-le en .bat (c’est pour windows, mais ça doit marcher avec n’importe quel langage de script en adaptant je suppose)
  • Placez-le dans le même répertoire que les rushes de la GoPro
  • Lancez le .bat, Profit (les fichiers originaux seront conservés)

L’étape du script est optionnelle, mais ça permet de re-wrapper une grande quantité de vidéos sans se faire chier à les faire une à une à la main.

Le script :


:: AVCHD to MP4 for GoPro files to be used with Adobe Prelude.
:: This batch files needs to be placed int he same dDIR as the GoPro files.
:: Updated: Aug. 6th, 2012 - Chris Sgaraglino

MD ori
MD mp4
REN *.mp4 *.mts

FOR %%f IN (*.mts) DO (
“pathTo\FFmbc\ffmbc7-64.exe” -i %%f -vcodec copy -acodec aac -strict experimental -ab 512k %%~nf.mp4
)

MOVE *.mp4 “mp4"
REN *.mts *.mp4
MOVE *.mp4 “ori"

PAUSE

Sources, un peu tout ces sites :
http://www.lwks.com/index.php?option=com_kunena&func=view&catid=26&id=11548&Itemid=81
http://forums.adobe.com/message/4602041
http://www.lwks.com/index.php?option=com_kunena&func=view&catid=26&id=11548&limit=6&limitstart=18&Itemid=81

La nausée

Au gré de l’actualité nous parviennent chaque jour les échos de revendications de petits groupes de personnes. Certaines sont fondées, mais la plupart semblent avoir pour seul but de vouloir assumer une part de moins en moins importante dans la société, tout en continuant à profiter de ses bienfaits, voire à la ronger jusqu’à l’os.

Ce billet est avant tout adressé aux personnes qui ont élevé la mesquinerie au rang d’art, qui utilisent ce qu’ils appellent “le système D” pour profiter au maximum de la communauté sans l’enrichir en retour.

Il n’est en aucun cas question d’une généralisation, ou d’une stigmatisation d’une profession, le sujet n’est pas de dire que tel ou tel corps de métier agit systématiquement de la manière décrite, mais que ceux qui le font méritent d’être montrés du doigt car ils décrédibilisent totalement leurs collègues qui travaillent honnêtement et qui pourraient avoir besoin de faire un jour valoir de vraies revendications.

Nous avons choisi les exemples de ce billet, car il constituent une sorte de cycle, où chacun se repose sur son voisin pour justifier ses propres écarts. Les message ici n’est pas de dire “tous pourris”, mais plutôt de dire aux personnes qui détruisent consciencieusement la société à leur seul profit qu’on les emmerde.

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Les 3 petits lascars

Les enfants, je m’en vais vous conter une belle histoire de noël. Elle n’a rien à voir avec noël, ni avec la ligne éditoriale de ce blog, et je ne suis même pas sûre qu’il y ait une morale à tout ça, mais bon, vous vous plaindrez à Stéphane, c’est en le lisant que toute cette histoire m’est revenue et que j’ai eu envie de vous la raconter.

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Le mouvement #geonpi : Calculer les vrais chiffres

Quand un mouvement spontané se créé sur internet, j’aime bien démêler le vrai du faux avant de hurler avec les loups, pour voir si ce mouvement a une vraie raison d’être ou si tout ça n’est que mousse médiatique. Cela permet de se pencher sur les faits et d’avoir une base claire de discussion, loin de l’agitation de twitter. (rappelez-vous, pour le “scandale” CFE et les auto-entrepreneurs)

Taxés à 60% c’est un scandale confiscatoire !!

Je me suis donc penché sur le mouvement des “geonpi” (pigeons en verlan, oui, c’est nul comme nom…) qui a été créé suite à cet article de la tribune. En gros, les entrepreneurs se plaignent d’être taxé à 60% sur la plus-value de la cession de leur entreprise. Ce mot d’ordre est repris partout, sans distinction, et sans connaitre les vrais chiffres.

Il faut dire qu’un bon gros chiffre, supérieur à 50%, ça sonne bien abusif et confiscatoire (plus de LA MOITIÉ mesdames messieurs). En réalité, qui va être taxé, et combien ?

Mais au fait, il sortent d’où ces 60% ?

D’après ce que j’ai compris, le projet de loi (très flou pour le moment, mais autant s’agiter préventivement) prévoit que les impôts sur les plus-values de revente de son entreprise soient “alignées sur l’impôt sur le revenu”.

Si j’en crois ce lien, le taux MARGINAL maximum d’imposition est de 45%. Ça veut dire que vous payerez 45% d’impôts sur chaque euro qui DÉPASSE les 150 000€ par part fiscale. Déjà, on voit qu’il y a une confusion entre taux effectif et taux marginal, avec cette peur tenace, également présente chez le salarié, de “changer de tranche et de douiller à mort”.

Bon, tout ça c’est bien beau, mais ça ne fait pas la rue Michel : par quelle magie on arrive donc à 60% ? En ajoutant à ces 45% (déjà “fictifs”) la CSG/CRDS à 15,5%. Oui, ça n’a rien à voir avec les impôts, ça existait déjà avec le gouvernement précédent, et la loi ne touche pas à ce volet, mais bon, autant l’ajouter dans la balance. Voilà, magie, on obtient le chiffre magique de 60%, qui sonne très bien !

Qui est concerné ?

C’est merveilleux, vu comme ça on ne peut qu’être d’accord avec la fronde des “geonpis”, on s’imagine ce patron, trimant 70h par semaine, qui réussit au bout de 10 ans de dur labeur et de création d’emploi à revendre son entreprise avec 100 000€ de plus-value devoir en donner 60% à l’état vampire et ne garder que 40 000€ pour lui. Honteux n’est-ce pas ? Comment ne pas rejoindre instantanément le mouvement ?

Déjà, il faut savoir que cette plus-value peut être lissée sur les années de détention de l’entreprise. Donc une plus-value de 100 000€ sur 10 ans ajoutera au revenu… 10 000€/an, soit la tranche à 5.50% (on est bien loin de la fameuse tranche 45% !). Ensuite, si les actions sont conservées 12 ans, l’entrepreneur peut réaliser 40% d’abattement sur celles-ci. Pas mal ! (et 5% d’abattement sous les 2 ans, 10% de 4 à 7ans, puis 5% de plus par an au dela de 7 ans)

Et ça n’est pas encore fini ! Cette nouvelle loi concernerait que les entreprises à fort potentiel de plus-value à la revente, pour faire un raccourci : les startups web. N’importe quelle autre entreprise ne dégagera pas autant d’argent à le revente, et les fonds de commerce sont assimilés au patrimoine d’une entreprise. Autant dire que le bar-tabac ou la pharmacie du coin ne sera jamais touchée par cette mesure.

On voit donc que 1) on est loin des 60% automatiques, et que 2) une infime partie des entreprise est concernée.

Ça tue les startups ? Vraiment ?

Il me semble qu’on ne monte pas une entreprise uniquement pour la revente. Certes, ça semble être le modèle de rêve en ce moment, tous les entrepreneurs ont les yeux tournés vers Facebook, Instagram, Seesmic (non je déconne, pas Seesmic), des entreprises créées (dans l’imaginaire) sur un coin de table et revendues des millions. Du coup, tout une frange des entrepreneurs d’aujourd’hui ne rêvent que de trouver la “big idea” et de la revendre une fortune à google et consort. Le produit final importe peu, nous sommes dans une logique ou la seule chose qui compte, c’est d’être racheté.

De plus en plus de services sans lendemains sont créés, tournant quasi intégralement avec des stagiaires, sans se soucier de l’utilisateur, avec pour seul but d’aligner les buzzwords alléchant pour les investisseurs potentiels. Super business plan, qui n’a apparemment rien retenu de la bulle internet en 2000.

Heureusement, la plupart des entreprises créent de la vraie valeur au cours de leur existence, et n’ont donc potentiellement pas besoin de s’inquiéter outre mesure sur leur prix de revente. La valeur de revente ne doit être qu’un “à coté” bénéfique pour l’entreprise, si c’est l’absence de plus-value à la revente empêche d’entreprendre, alors le monde de l’entreprise est tombé bien bas !!

Les investisseurs au manettes

Le mouvement a commencé et s’est développé chez les investisseurs, qui ont réussi à emmener avec eux toute une foule d’entrepreneurs, qui parfois n’ont fait aucun des calculs que j’ai mentionné plus haut. En réalité les vrais entrepreneurs, y compris dans le domaine du web, ne seront que peu touchés par cette mesure, alors que les investisseurs le seront déjà nettement plus. Sans compter que si les capitaux sont réinvestis, ils seront épargnés par la mesure ? Elle est pas belle la vie ?

En fait, ce sont les coups financiers qui seront le plus touché par cette mesure. Selon son bord politique, on peut être d’accord ou pas, mais il est totalement faux de dire que ce sera la fin des startups et de l’entrepreneur !

En résumé, ne soyez pas un vrai pigeon et faites le calcul vous-même au lieu d’hurler avec la meute

Vous ne serez touché par “cette taxe à 60%” si, et SEULEMENT SI :

  • Vous faites une plus-value sur la revente de votre boite
  • Vous revendez votre entreprise avec plusieurs millions d’euros de plus-value
  • Vous revendez votre entreprise avec une grosse plus-value très peu de temps après l’avoir créé (peu de lissage et pas d’abattement)
  • Vous ne réinvestissez pas cette somme dans une autre entreprise
  • Vous avez un revenu salarié confortable en plus de votre entreprise
  • Vous n’avez qu’une seule part fiscale
  • Vous ne prenez pas votre retraite après la revente

En gros, si vous gérez votre entreprise “classiquement”, avec quelques millions d’euros de plus-value au bout d’une douzaine d’année d’activité, que vous êtes père de famille et que vous réinvestissez une part de vos gains dans une nouvelle startup, vous êtes plutôt peinards.

Selon ce billet qui a fait tous les calculs dans le détail, lorsque vous serez frappés par ces funestes 60%, cela signifiera que vous toucherez 432 fois le salaire médian des français, ce qui est somme-toute assez correct.

Autant dire que je pense que dans les faits, peu d’entrepreneurs sont concernés par cette mesure, et que ceux qui le seront auront déjà réalisé une plus-value plus que généreuse sur leur entreprise (et disons-le, souvent liée à une bulle détachée de l’économie réelle, cf instagram), donc je n’ai rien contre ce genre de taxation.

On pourrait toutefois permettre un abattement supplémentaire indexé (par exemple) sur le nombre d’emplois créés au cours de la vie de l’entreprise, pour favoriser réellement les entreprises créant de l’emploi, et ne bâtissant pas leur modèle sur l’emploi massif de stagiaires. Si une boite tourne bien, emploi des “vraies gens”, et fait une grosse plus-value à la revente, pour moi il est juste qu’elle empoche le pactole, car elle a contribué à l’économie réelle, créé des emplois et favorisé la consommation. (encore que, les salariés de ladite entreprise ont prit une part importante dans sa plus-value de revente, mais ne chipotons pas)

Le sondage de l'été : Es-tu un bon entrepreneur ?

As-tu tous les attributs nécessaires à cette fonction ?

Coche vite les cases qui te correspondent !


  • Tu as eu une super idée de business internet pendant ton cursus dans ton école de commerce au rabais. Comme “vendre des tshirts” 8 ans après La Fraise par ex.
  • Tu l’as trouvée en cherchant une idée qui te fasse gagner plein d’argent, sans travailler, “comme facebook”.
  • Cette idée repose intégralement sur le travail des autres, toi tu fournis “la plateforme”.
  • Tu es ignorant des usages du métier dans lequel tu vas t’implanter.
  • Malgré tout, tu es convaincu “d’aider” les acteurs de ce métier, qui “n’attendaient que toi”.
  • Tu réponds à chaque critique par “jalousie” et “aigreur”, “fais mieux avant de parler” ou “as-tu un problème avec les gens qui créent ?”.
  • Tu assures la promo et le SAV de ton business sur Presse-citron.
  • Tu admires Loïc Lemeur.
  • Tu es rasé de près.
  • Tu es “un peu geek” : tu as un ipad et un iphone.
  • Tu as fait 250 cartes de visites recto 80g ornée d’un logo template 2.0, parce que la com’, c’est important.
  • Tu portes un costume étriqué.
  • Tu as au moins une chemise à fines rayures blanche avec les poignets blancs.
  • Tu portes ces chaussures en cuir mi-sport/mi-ville, parce que c’est élégant et pratique à la fois.
  • Tu es un grand adepte du win/win.
  • Tu te presses à LeWeb pour distribuer les cartes 80g sus-citées.
  • Tu as lu tous les articles sur “comment convaincre en une poignée de main”.
  • La biographie de Steve Jobs est ton livre de chevet. Be hungry, be foolish.
  • Si ton business foire, ce sera la faute de l’administration française, des impôts, de l’argent tabou dans ce pays.
  • Après un brainstorming avec tes amis, le nom de ta boite contient la ou les syllabes “wi” “buzz” “eo” “oo” ou “go”.
  • Tu vendrais ta mère pour un paquet de chips et QUOI SEULEMENT UN PAQUET DONNE AU MOINS UN PORTE-CLÉ EN PLUS VAS-Y FAIS PAS L’BÂTARD.
  • Quand tu as fait ton site “heureusement que tu étais là pour driver ces incapables, sinon ils auraient fait n’importe quoi, pourtant tu leur a donné l’opportunité de bosser pour toi”.
  • Tu es “étranglé par les charges”, mais quand tu communiques sur les “gains” que tu “offres” à ta communauté, tu en fais abstraction.

Toutes les cases sont cochées ? BRAVO, tu es mûr pour lancer ton biz internet !! Dépèche toi d’aller le tweeter, et n’oublie pas les mentions aux influents !

Quand Locita et Creads nous font un joli numéro de cirque

Très peu de temps en ce moment, malgré l’actu brûlante sur le front du crowdsourcing et des appels d’offres, (Wilogo racheté par Fotolia - on y reviendra - et Leg qui arrête de participer aux compétitions non rémunérées) mais ce billet de complaisance de Locita au sujet de Creads m’oblige à réagir.

Voyez-ça non pas comme un billet, mais comme un commentaire que j’aurais pu laisser sous le billet initial si j’avais envie d’utiliser le système de commentaire Facebook, si je n’avais pas peur que mon commentaire soit édité, et si je n’avais pas l’impression que ce billet a aussi été publié pour faire monter la mayonnaise et susciter d’autres prises de paroles chez Locita (et le trafic qui va avec)

Sur ce billet, on a donc les 2 fondateurs de Creads (que j’avais par ailleurs rencontré dans la vraie vie au cours d’un débat crowdsourcing) qui nous vendent leur soupe, docilement relayé par Locita.

L’introduction de l’interview, du grand art dans la distorsion du champ de la réalité

Voilà ce que ça donne, dans un feu d’artifice d’approximations destiné à nous faire avaler d’énormes couleuvres, et en mélangeant joyeusement le vrai crowdsourcing et un business plan moisi, dans la grande tradition de ce genre d’argumentaires :

Le terme “crowdsourcing”, a été inventé en 2006 par le journaliste Jeff Howe. Le crowdsourcing repose sur le principe de mutualiser les ressources et les compétences d’un grand nombre d’internautes pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé. En utilisant la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre de personnes, les sites peuvent alors proposer des produits et services à des coûts très bas.

Toute la première partie est vraie, par contre, exploiter cette intelligence commune pour faire du pognon à titre personnel, c’est un ajout de toutes ces boites comme Creads, qui ne font qu’exploiter gratuitement le savoir faire et l’intelligence d’autres personnes à leur seul profit.

C’est sur ce principe, que l’agence de communication Creads a été créée

Quelle agence de communication ? Que fait Creads en interne ? Combien de DA, de planneur strats, de chefs de projets embauchés dans cette “agence”

En seulement 3 ans d’existence, Creads revendique plus de 1000 clients parmi lesquels AREVA, JCDecaux, Bouygues Télécom & L’Occitane.

Quand on travaille gratuitement, facile de faire du name dropping. Tout le monde peut travailler pour n’importe qui gratuitement.

A la manière d’un brainstorming géant, les annonceurs n’ont alors plus qu’à choisir la création la plus populaire.

Et à ne pas payer le autres. Détail que tout cela.

L’interview en elle même, un joyeux mélange des genre parsemé de liens et mots clés bien placés

On passe à l’interview, des grands moment de cynisme et de n’importe quoi également :

Avec Julien, nous nous sommes rendus compte de la très grande créativité dont font part les graphistes sur Internet. Malheureusement, cette créativité est peu centralisée et porte sur des sujets improvisés. Nous avons donc voulu rassembler ce savoir-faire et les challenger sur un site dédié : creads.org.

Ce que je traduirai part “Cette créativité, dont nous ne disposons pas personnellement, ne nous rapporte pas d’argent, et nous trouvons que c’est du gâchis. Nous avons donc décidé de la détourner à notre seul profit”. Au fait, les droits d’auteurs sur Creads, ça se passe comment ?

Nous sommes dans un monde de conversations et d’interactions où les internautes veulent s’exprimer. L’exemple le plus probant est celui de Wikipédia. Le crowdsourcing s’invite dans tous les domaines : la musique (mymajorcompany), l’édition (Edency), le cinéma (JuntoBoxFilms), le commerce (Crowdstorm)… et bien sûr la communication avec Creads ! Plutôt que d’être effrayés par cette prise de pouvoir, notre idée est de transformer cette manne créative en opportunité !

Mélanger wikipédia (vrai crowdsourcing) avec leur plateforme, un amalgame classique chez les acteurs du perverted-crowdsourcing. Le crowdsourcing n’est intéressant que si la somme des collaboration est redistribuée équitablement et sous licence libre (wikipedia, logiciel libre, openstreetmap…)

À la fin du paragraphe, le but est clairement exprimé : transformer en opportunité personnelle la contribution désintéressée de centaines de personnes.

Des plateformes de crowdsourcing existent à l’étranger mais aucune d’elles n’a fait le pari de Creads de miser sur la qualité et la création haut de gamme grâce à son accompagnement complet.

LOLOMFGBBQ. Le pari de la qualité sur une agence 100% outsourcé avec des prestataires aléatoires sur des micro projets sans reflexion stratégique internet. Je me gausse. Mais bon, il fallait du mot clé, ça n’est plus une interview, c’est un marathon d’élément de langage.

D’ailleurs, voilà que l’autre comparse dit l’inverse juste dessous :

Creads est un outil très puissant pour exécuter un brief donné et fournir un maximum de créativité en quelques jours.

Creads = plateforme outsourcée d’execution minute. Et le plus beau, c’est que vous n’avez pas à payer ceux qui triment.

La force de notre agence est justement de faire appel (et donc confiance) à la créativité de milliers d’individus.

Encore des mots creux : faire appel = faire confiance ? On peut faire confiance à des milliers d’individus qu’on ne connait pas ? La vérité c’est que Creads ne maîtrise RIEN, que si du jour au lendemain personne ne veut plus participer à leurs “concours” ils se retrouvent à poil avec tous leurs clients en carafe. Très rassurant pour lesdits clients. C’est le problème des intermédiaires qui n’ont aucune valeur ajoutée.

Creads évolue vite. Dans 3 ans, nous visons la place de leader sur le marché européen avec des clients grands comptes et de grandes agences.

Trad : “dans trois ans nous espérons être racheté par un gros bonnet du crowdsourcing, comme Wilogo, et empocher l’argent, en laissant sur le carreau tous les gentils utilisateurs”

Conclusion

Marre des exploiteurs sans imagination, marre des graphistes idiots, marre de ces boites montées par des wanabees dont le seul but est d’être racheté à bon prix après avoir ruiné des pans entiers de professions dont ils ne connaissent rien.

Par ailleurs, je ne suis pas étonné que Locita adhère à ce genre de plateforme (Tout comme Éric Dupin était attaché à Wilogo), eux qui avait lancé à une époque un concours pour faire leur carte de vœu (et non pas leur logo comme je l’avais écrit au départ) en échange de… rien. (Puis de supprimer ce concours sous la pression de Twitter)

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Récemment, j’ai dû choisir un illustrateur pour la première fois, petit retour d’expérience “coté client” (inédit !!) et quelques conseils aux illustrateurs pour gérer une prestation en agence.

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Peut être que le titre est trop vendeur, parce qu’au final je ne connais de GTD que ce que j’en ai lu à droite et à gauche, mais en gros on va voir comment s’organiser dan son boulot avec gmail et google calendar (ça doit pouvoir se transposer dans n’importe quel client mail/calendrier). Il n’y a rien de scientifique là dedans, c’est juste ma manière de faire que je peaufine peu à peu. En gros la méthode Julien quoi.

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You don't have to put on the red light

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